Figurez-vous que pas plus tard que la semaine dernière, j’ai voyagé sans bouger de place. Fortiche hein ?

J’explique.

J’étais tranquillement entrain de m’ennuyer m’occuper dans l’espace vente du magasin tellement il n’y avait personne y avait de choses à faire, quand soudain, avec mon collègue, nous vîmes de nos yeux vîmes un ORNI (Objet Roulant Non Identifié) effectuer une manœuvre de garrement non sans difficulté sur le trottoir en face du magasin.

Un ORNI tout droit sorti d’un documentaire sur la Russie profonde ou autre campagne reculée des pays de l’Est.

On a vu ça :

Van

Et encore sur la photo ça parait moins pire.

On s’est bien demandé d’où ça sortait et surtout comment ça pouvait encore rouler. Et je vous parle même pas pollution atmosphérique et tout le tremblement.

Et là mon collègue me dit que oh mon dieu c’est un client du magasin, un disjoncté du ciboulot qui raconte des endives à tout va en se prenant pour un ancien procureur.

Je vous le dis, les retraites des procureurs c’est pas ça du tout.

Mais le pire dans l’histoire c’est qu’à l’arrière de la chose roulante, dans le coffre, là juste près de la vitre arrière, se trouvait (hormis le capharnaüm d’outils aussi divers que variés)… un bouc.

Un quoi ??? Oui oui, un bouc.

On ne le voit pas sur la photo parce que prise de l’intérieure du magasin pas top pour viser la bestiole, mais je vous assure elle était là.

Quelques passants interloqués se sont même arrêtés pour admirer ce zoo ambulant, preuve que ce n’était pas une blagounette de nos mirettes apostrophées.

Plus tard, au bout d’une demi-heure passée à admirer ce dernier cri de technologie, l’ancien procureur est remonté dans sa chariote et s’en est retourné dans sa Russie profonde, nous laissant un arrière goût de steppes battues par les vents.