rugbyMoi qui voulais entamer une carrière pleine d’espoir (et de retard) dans le sport du ballon ovale, je me suis vue obligée d’arrêter aussi vite que j’avais commencé.

Car le rugby est un sport violent.

Oui, parfaitement.

Que même j’en ai fait l’expérience (douloureuse) ce week-end.

On est allé avec Chérinou chez ses cousins, et beau temps oblige, nous avons fait un mini rugby dans le jardin.

Quand je dis « mini rugby » je veux surtout dire « on joue un peu comme on veut ».

J’avais eu un bon souvenir de la dernière fois (je me suis sentie soulevée de par terre les jambes dans le vide et retomber avec tout le monde sur le gazon c’était très drôle), alors j’ai récidivé.

J’ai posé toute mes affaires fragiles sur la table : montre, bracelets pour leur éviter de finir leur vie de bijoux trop précocement. Sauf que j’avais oublié d’enlever mon nez.

Parce que genre trois minutes après le début des hostilités, en pleine bagarre, j’ai vu la tête de Chérinou s’approcher à vitesse grand V de mon visage et frapper de plein fouet dans mon nez.

Il faut dire que mon nez étant relativement grand, c’est plutôt lui qui a arrêté la tête de Chérinou.

Sauf que ça ne lui a pas du tout plu, à mon nez. Ni à moi d’ailleurs.

Je me suis arrêtée fissa tellement j’avais mal, me tenant le nez dans les mains (oui il me faut mes deux mains pour tenir mon nez c’est dire s’il est grand) car j’avais trop peur qu’il ne tombât.

Je me voyais déjà en haut de l’affiche (euh non…) le nez en sang, tout cassé et cabossé, mon pauvre nez qui déjà n’était pas des plus jolis.

En fait non, je n’ai pas saigné, l’os n’était pas cassé, juste le cartilage avait du souffrir (et moi aussi).

Douze secondes plus tard on m’apportait des glaçons pour me mettre sur le pif qui avec le froid devenait tout rouge, trop beau.

J’ai bien eu mal tout l’après midi, inutile que pour se moucher, c’était mission impossible, moi qui me mouche toutes les demi-heures c’était trop pratique.

Au bout de quatre jours ça commence enfin à aller mieux, c’est toujours un peu douloureux lors du mouchage.

Finalement, j’en veux à Chérinou de ne pas y avoir été plus fort et de me le casser franchement le nez, j’aurais eu droit à une chirurgie esthétique remboursée par la sécu.

Et puis en y repensant, je n’en suis pas si sure, parce que ça fait vraiment trop mal.