31 mai 2008
En avant les tendances
Il faut que je vous relate un fait assez cocasse qui m’est arrivé au magasin.
Un couple de quadragénaires arrive dans le magasin et se dirige vers les murs couverts de lunettes pour admirer comment elles étaient propres nettoyées par mes soins.
Le monsieur avec des airs d’Alfred Molina, et la madame grande blonde et à mon avis pas française.
Moi, avenante et polie, je m’approche discrètement mais pas trop et leur pose la question fatidique « bonjour messieurs-dames, puis-je vous renseigner ? ». Je sais, il ne faut pas poser des questions fermées (qui attendent un oui ou un non bande d’ignares), mais ouvertes pour faire parler le client.
Sauf que je n’allais pas leur demander « que puis-je pour vous » vu qu’ils étaient déjà entrain de lorgner les montures sans rien me demander.
Bref.
La dame me répond donc qu’elle cherche une monture de lunettes (comme quoi une question fermée peut amener une réponse ouverte, na). Tout ça avec une pointe d’accent tellement légère que je n’ai pas su dire d’où il venait.
Je lui demande de développer genre « avez vous une idée de ce que vous cherchez ? ».
Et là elle me sort la perle de la semaine : « Oui alors je cherche quelque chose de tendance vous voyez mais pas les tendances de maintenant qui vont se terminer, plutôt les tendances qui vont démarrer ».
Soit, mais alors c’est pas encore sortit madame. Y’a des limites à l’avant-gardisme.
Voyant qu’elle lorgnait sur les grandes montures, on est parti là dessus, sachant que bien sur les petites lunettes ça fait tellement longtemps que c’est à la mode que c’est old-fashioned maintenant. Comme elle veut.
On est parti pour essayer tout le rayon Chanel, quand j’ose lui proposer une monture Bulgari très chère parce que les montures très chères vont être à la mode.
La monture très chère lui va très très bien. Vraiment. Pas seulement parce qu’elle est très très chère.
La madame et le monsieur la trouvent très belle la monture très très chère.
Jusqu’à ce qu’ils voient le prix.
J’étais très déçu, je ne pensais pas qu’ils s’arrêteraient à ce genre de détails.
Et puis ils sont partis, emportant avec eux le souvenir d’une Chanel qui leur plaisait.
Dommage.
30 mai 2008
Le rugby n'est pas pour moi
Moi qui voulais entamer une carrière pleine d’espoir (et de retard) dans le sport du ballon ovale, je me suis vue obligée d’arrêter aussi vite que j’avais commencé.
Car le rugby est un sport violent.
Oui, parfaitement.
Que même j’en ai fait l’expérience (douloureuse) ce week-end.
On est allé avec Chérinou chez ses cousins, et beau temps oblige, nous avons fait un mini rugby dans le jardin.
Quand je dis « mini rugby » je veux surtout dire « on joue un peu comme on veut ».
J’avais eu un bon souvenir de la dernière fois (je me suis sentie soulevée de par terre les jambes dans le vide et retomber avec tout le monde sur le gazon c’était très drôle), alors j’ai récidivé.
J’ai posé toute mes affaires fragiles sur la table : montre, bracelets pour leur éviter de finir leur vie de bijoux trop précocement. Sauf que j’avais oublié d’enlever mon nez.
Parce que genre trois minutes après le début des hostilités, en pleine bagarre, j’ai vu la tête de Chérinou s’approcher à vitesse grand V de mon visage et frapper de plein fouet dans mon nez.
Il faut dire que mon nez étant relativement grand, c’est plutôt lui qui a arrêté la tête de Chérinou.
Sauf que ça ne lui a pas du tout plu, à mon nez. Ni à moi d’ailleurs.
Je me suis arrêtée fissa tellement j’avais mal, me tenant le nez dans les mains (oui il me faut mes deux mains pour tenir mon nez c’est dire s’il est grand) car j’avais trop peur qu’il ne tombât.
Je me voyais déjà en haut de l’affiche (euh non…) le nez en sang, tout cassé et cabossé, mon pauvre nez qui déjà n’était pas des plus jolis.
En fait non, je n’ai pas saigné, l’os n’était pas cassé, juste le cartilage avait du souffrir (et moi aussi).
Douze secondes plus tard on m’apportait des glaçons pour me mettre sur le pif qui avec le froid devenait tout rouge, trop beau.
J’ai bien eu mal tout l’après midi, inutile que pour se moucher, c’était mission impossible, moi qui me mouche toutes les demi-heures c’était trop pratique.
Au bout de quatre jours ça commence enfin à aller mieux, c’est toujours un peu douloureux lors du mouchage.
Finalement, j’en veux à Chérinou de ne pas y avoir été plus fort et de me le casser franchement le nez, j’aurais eu droit à une chirurgie esthétique remboursée par la sécu.
Et puis en y repensant, je n’en suis pas si sure, parce que ça fait vraiment trop mal.
28 mai 2008
Ailleurs
Figurez-vous que pas plus tard que la semaine dernière, j’ai voyagé sans bouger de place. Fortiche hein ?
J’explique.
J’étais tranquillement entrain de m’ennuyer m’occuper dans l’espace vente du magasin tellement il n’y avait personne y avait de choses à faire, quand soudain, avec mon collègue, nous vîmes de nos yeux vîmes un ORNI (Objet Roulant Non Identifié) effectuer une manœuvre de garrement non sans difficulté sur le trottoir en face du magasin.
Un ORNI tout droit sorti d’un documentaire sur la Russie profonde ou autre campagne reculée des pays de l’Est.
On a vu ça :

Et encore sur la photo ça parait moins pire.
On s’est bien demandé d’où ça sortait et surtout comment ça pouvait encore rouler. Et je vous parle même pas pollution atmosphérique et tout le tremblement.
Et là mon collègue me dit que oh mon dieu c’est un client du magasin, un disjoncté du ciboulot qui raconte des endives à tout va en se prenant pour un ancien procureur.
Je vous le dis, les retraites des procureurs c’est pas ça du tout.
Mais le pire dans l’histoire c’est qu’à l’arrière de la chose roulante, dans le coffre, là juste près de la vitre arrière, se trouvait (hormis le capharnaüm d’outils aussi divers que variés)… un bouc.
Un quoi ??? Oui oui, un bouc.
On ne le voit pas sur la photo parce que prise de l’intérieure du magasin pas top pour viser la bestiole, mais je vous assure elle était là.
Quelques passants interloqués se sont même arrêtés pour admirer ce zoo ambulant, preuve que ce n’était pas une blagounette de nos mirettes apostrophées.
Plus tard, au bout d’une demi-heure passée à admirer ce dernier cri de technologie, l’ancien procureur est remonté dans sa chariote et s’en est retourné dans sa Russie profonde, nous laissant un arrière goût de steppes battues par les vents.
25 mai 2008
Au féminin...
Il faut absolument que je vous raconte ce que j’ai vu de mes yeux vus samedi au magasin.
J’étais tranquillement entrain de vaquer à des occupations fortes intéressantes dans l’atelier quand soudain, mue par une curiosité affolante, mon regard se risque dans l’espace vente du magasin.
Et là, entre deux montures enfants, je l’aperçois.
Un homme.
Jusque là rien d’anormal.
En jupe.
Ça se corse.
Que même pas c’était pas un écossais en kilt, ç’aurait été trop facile.
Accompagné d’une femme qui devait certainement être la sienne (à l’homme, pas à la jupe).
Je zieute encore une fois histoire d’être sure de ne pas être victime d’une hallucination du à l’inhalation intensive de nettoyant lunette.
Non non, hallucination il n’y avait point, je venais de rencontrer Jupeman.
L’individu était donc vêtu en haut d’un blouson de cuir noir sous lequel on pouvait admirer un tee-shirt blanc un peu vague et surtout pas très masculin, et en dessous, LA jupe. Genre jupon blanc s’arrêtant en dessous du genou. Je n’ai pas très bien réussi à déterminer si c’était une robe ou tee-shirt + jupe. Mais je n’étais pas à ça près. Et attention ce n’est pas fini : pour couronner le tout, des bottes en cuir noir style cavalières… à talons. Ra-vi-ssant je vous dis.
Je me suis d’abord demandée s’ils n’étaient pas conviés à une fête ou un mariage qui aurait pour thème : « les hommes en jupes, les femmes en pantalon ». Ou alors ce matin le monsieur s’est trompé de garde robe en s’habillant…
Le mystère reste entier.
24 mai 2008
Anniversaire!

Et oui, aussi incroyable que cela puisse paraître, je suis entrain d'écrire mon centième article!
Incrédibeule.
A vrai dire je n'ai rien de spécial à raconter, juste pour passer la barre des cents messages et prouver que je ne suis pas mourrue (morue non plus d'ailleurs).
Mais ne soyez pas trop tristes, je réfliche ardemment à un futur sujet.
11 mai 2008
Les Impôts…
Et voilà, je dois déclarer pour la première fois mes impôts, ô joie bonheur et subjugation.
J’ai reçu cette année le même papier que l’an dernier, et si l’an dernier je l’ai royalement ignoré parce que je n’en avait que faire, cette année mes parents m’ont bien fait comprendre que ça va bien, mais je suis installée, alors à moi les joies des déclarations.
Je devrai d’ailleurs porter plainte parce que Chérinou qui est plus vieux que moi d’un an, est toujours sur les impôts de ses parents cette année. Il y a de l’injustice partout.
Bon.
Lançons-nous.
Dimanche en fin de matinée, tranquillement, je lis le courrier qui me délivre quelques instructions pour me déclarer.
Je m’installe donc devant mon cher ordinateur, et entre dans le site des impôts. Première impression : il est pas trop moche, un bon point pour lui, c’est moins rébarbatif. Cherchons donc maintenant où se déclarer. Mystère et boule de gomme, y’a des écritures partout.
Vu que je ne suis pas trop bête quand même, au bout de 2 minutes je trouve le lien adéquat. Je clique, ouf je suis sur le bon chemin. Il m’explique comment faire et tout et tout.
Je rentre les 18 435 chiffres de mon numéro fiscal pour qu’il voit si oui ou crotte de biquette je peux me déclarer en ligne. Suspense… « serveur introuvable ». Ah bah ça commence bien. J’actualise et là, miracle de la technologie j’arrive sur la page demandée.
Je remplis donc tous les champs, mon numéro fiscal étant déjà marqué, je n’ai pas à le remettre, heureusement.
Je valide
Retour à l’envoyeur, « La saisie de toutes les zones est obligatoire. Veuillez compléter le champ manquant signalé par
J’abandonne et je recommence.
Où c’est que j’avais cliqué la première fois déjà ? Ah oui ça doit être là. Et c’est repartit pour le n° fiscal !
OK je reviens sur la page où faut tout marquer. Je vois bien que le n° fiscal est déjà marqué en gris, ils ne m’auront pas deux fois. Je remplis le reste, valide…. Et… ça marche. Hum. Je suppute Chérinou qui était venu voir ce qu’il se passait d’avoir lancé un sort pour que tout se débloque et que je passe pour l’idiote de service.
Je continue, ils me disent de répondre « oui » à chaque nouvelle fenêtre qui va s’ouvrir. OK c’est facile ça, c’est parti.
1ère fenêtre : oui (décidément trop facile)
2ème fenêtre… ah… y’a pas de « oui » je fais quoi ? Bon ben on va cliquer sur « ok ».
Oula oula ça se complique. Bon ben « oui » « ok » comme d’hab. Ca a l’air de marcher.
Bon c’est partit mon Kiki, et en plus vu que je suis une femme moderne, je vais avoir une réduction d’impôts de 20€. Trop chouette la modernité.
Oula… Un contrat d’adhésion long comme trois bras. Bon je l’imprime, on ne sait jamais.
Alors bon là je comprends pas tout mais je me lance, on verra bien.
Ca suit son petit bonhomme de chemin, il me redisent que si je suis une femme moderne je bénéficie de 20€ de réduction d’impôts, oui je suis une femme moderne.
Il faut être une femme moderne ET patiente…
Zut, « serveur introuvable » il me remet tout au début. Heureusement il m’a gardé mes informations.
Il est lent. Trèèèèèès lent.
Ca devient extrêmement compliqué et j’ai mal au crâne.
« Vous avez atteint la dernière rubrique de votre déclaration des revenus (y compris les informations portées sur l'ancienne annexe 2042P) (formulaire N°2042 / 2042 C). » Hourra !!!
OK… 1 heure passé à se prendre le chou, 36 pages à lire pour un résumé final de… 4 lignes !!! Génial…
Ca y est je crois que j’ai fini…
Aller, 2 Dolipranes et au lit.
07 mai 2008
Chauve, sourit !
Je vous le dis, je vais devenir l’opticienne des grandes personnalités.
Après Dracula qui voulait que je lui confectionne personnellement moi même des lunettes carpatiennes, v’là-t-y pas que Batman himself vient commander ses lentilles ! Bon… il n’est pas venu himself en personne. Faut dire, vu le cagnard dehors, le pauvre sous sa combi en latex noir il va fondre comme neige au soleil. Après on obtiendra du Batman-Juice vendu à prix d’or dans les plus grandes épiceries fines parisiennes. Afin donc d’éviter une mort atroce autant que tragique, l’homme chauve qui sourit s’est donc contenté de téléphoner.
Scoop de chez scoop, notre super héros se trouve être myope. Peu pratique lorsqu’on connaît ses activités.
Parce que bon ça rendrait moyen en première page de Gotham City Match une photo dudit héros s’écrasant la tronche contre un building en pleine nuit. Ou un article nuisant à sa réputation car il n’a pas vu à temps une bande de voyous piquant le sac d’une petite mamie qui passait par là. Ça aurait été du plus mauvais effet.
Les lunettes auraient peut-être arrangé son problème mais en aurait sans nul doute crée d’autres. Vous imaginez le truc ? Batman avec des lunettes ? Et il fait comment avec son masque ? Alors solution number one : les mettre dessous. Pas top, ça va faire des bosses sous son masque. Pas très sexy. La deuxième solution j’ose à peine vous en parler, par dessus le masque. Au top de la glamouritude je vous dis.
Seule solution à l’horizon s’il ne veut pas penser à la retraite avant l’âge : les lentilles.
Et jetables journalière s’il vous plait. Je vois mal l’homme en question passe cinq minutes chaque soir à nettoyer ses lentilles avec son petit flacon qu’Alfred lui aurait apporté sur un plateau en argent, masser ses lentilles… Non. Il faut aller au plus pratique.
Imaginez-le (notre super héros, pas Alfred) en pleine conduite effrénée dans sa Batmobile décapotable. Pof, un moucheron en plein dans la mirette. Pas de bol. Obligé de se garer au bord de la route, retirer la lentille (après s’être désinfecté les mimines il va de soi), la nettoyer avec le produit, la remettre… Non. Il jette la lentille direct et le moucheron avec. Plus pratique. Et il en met une autre, toujours en pleine conduite. Parce que Batman il est super fort (après mon Chérinou), mais faut pas lui en demander trop non plus.
Maintenant j’attends qu’il vienne les chercher himself.
A moins qu’il n’envoie Alfred.
Ou Robin.
Ou Catwoman.
J'veux du soleil
Oui du soleil, enfin nous pouvons humer de notre petit naseau le doux parfum de l’été.
Il était temps.
Limite j’étais prête à passer de la teinte cuvette-de-bidet (très jolie, très diaphane) à la teinte transparente du style mais-où-qu’elle-est-Camomille-je-la-vois-plus. Oui parce que ma teinte de peau naturelle est très pâle. Enfin j’avais relativisé les choses en me disant qu’auprès de Vampirella on pourrait croire que je reviens de trois semaines au Bahamas et en fait non.
Mon patron le fourbe m’a gentiment demandé l’autre jour si j’étais pas malade parce que j’avais l’air toute blanche. Alors que j’avais blushé mes joues le matin même. Merci.
En fait je n’ai pas bronzé pendant ces mini-vacances. Pas eu le temps.
Le temps que ma peau se rende compte qu’elle voyait le soleil pour la première fois depuis des lustres, j’étais déjà repartie.
Parce que l’épiderme il était en hibernation sous les pulls. Et il ne s’est pas réveillée assez vite pour aller prévenir ses copains mélanine que fallait ptêt se bouger les miches et aller colorer un peu tout ça que diable.
Mais du coup la mélanine elle était prête à l’attaque. Parce que ce midi j’ai exposé mon épiderme au soleil (ok pendant au moins deux heures) ben je peux vous dire que mes bras ont bien pris des couleurs. Quand je dis des couleurs… ils ont enfin une teinte normale dirons nous.
Reste plus qu’à faire subir le même sort au reste du corps. Et ça c’est une autre paire de manches.


