jean2Voici un article totalement inutile, futile et sans intérêt, mais qui dénote d’un changement de moi même et de la fin d’une période qui pourrait se rapporter à l’adolescence. Tout cela n’est que tergiversions de ma part, et il va sans dire que tout autre pourrait l’interpréter différemment.

Le thème de cet article est vestimentaire. D’où le côté purement futile. Plus précisément, le sujet en est : le pantalon. Encore plus pointu : le jean. Vous n’avez pu ignorer l’apparition des jeans dit « slim », même n’ayant pas plus à faire de la mode que des premières couches de votre cousin au troisième degré, mais il est des choses dont on ne peut passer à côté.

Qui n’a pas croisé dans la rue ces innombrables minettes qui portent toutes le même jean moulant avec des petites ballerines (et accessoirement une énorme frange qui leur recouvre la moitié du visage) ? Sachant qu’il n’y a même pas 2 ans on ne jurait que par le pantalon pattes d’ef’ (mais si, vous savez, celui des années 70, super large en bas et qui bat dans les jambes lorsqu’on marche ?) le changement est brutal. Mais il est néanmoins présent. Ce serait donc la fin du jean trompette (autre nom du « pattes d’ef’ »).

Moi qui, il y a un an à peine, jurais à grands cris que le jean patte d’ef’ était le plus esthétique parce qu’il permettait de recouvrir la chaussure et donc de faire apparaître le pied plus petit (non que j’ai des grands panards, au contraire), je regarde maintenant mes jeans autrefois si chéris avec un air de toi-t’es-plus-vraiment-dans-le-coup. Car soudain, mes jeans n’ont plus l’image d’esthétisme, mais plutôt de pas-chic, d’années 70, de grandes fleurs et d’adolescence. Période qu'à 22 ans je me dois de quitter. Et cela commencera par l’abandon de mes jeans pattes d’ef’.

Non pas que je vais me jeter sur les jeans slims, il en est hors de question, je trouve ça inesthétique au possible et ne souhaite en aucun cas ressembler à ces minettes à frange (même sous la torture). Vous allez me dire que je suis omnubilée par les pieds, mais un pantalon serré à la cheville découvre forcément tout le pied, et mieux vaut dans ce cas avoir un peton menu et de jolies petites ballerines.

Ma nouvelle lubie donc va être le pantalon « droit ». Mais attention, pas n’importe lequel. Pas celui taillé large au cuisses et se resserrant progressivement jusqu’aux chevilles, pas celui des années 80. Non. Droit. Près des cuisses en haut (oui moi j’ai les cuisses en haut, pas vous ?) et surtout pas resserré au mollet ou à la cheville (en bas donc si vous avez suivi), pour pouvoir recouvrir un peu de chaussure. Et long aussi, du genre qui fait un peu des plis en bas. Mais pas trop. Tout en subtilité.

Il se trouve qu’après avoir écumé un nombre certain de boutiques pour trouver THE jean (celui-là pas assez long, celui-ci trop large aux cuisses, celui-ci pas trop mal mais beaucoup trop cher), je le trouvais enfin. Juste comme il faut. Un jean, certes, mais avec une certaine classe néanmoins.

Fière de ma découverte, je me précipitais pour transformer mon jean le plus pattes d’ef’ des années 70 et tout délavé et pas franchement chic que j’avais. Tout de suite il a meilleure allure.

Suffirait-il d’un jean pour se sentir plus femme ?